Utilisez les journées de célébrations

Utilisez les journées de célébration pour organiser les activités d’une association
(plutôt que subir les commémorations en organisant un événement dans le désordre)

Pour votre association pensez thématique,
Association Mode d’Emploi n° 130 (juin-juillet 2011)
Jean-Dominique Giacometti (directeur de Pays d’Aix Associations) : Lire l’article

De nos jours les commémorations et les célébrations sont quotidiennes et embrassent un très grand nombre de thèmes, de dates de mémoire, de grandes causes, de projets politiques ou philosophiques.
Elles sont souvent dénommées « Journée de… » ou « Semaine de… » : 11 novembre ou Fête de la Musique bien sur, mais aussi « Journée » de la Femme, de l’Europe, de l’Enfance, de la Famille, du refus la misère, « Semaine » de la démocratie locale, de l’environnement…
Ces dates s’égrènent tout au long de l’année en formant désormais un véritable calendrier social. Ces célébrations et commémorations sont pour la plupart des dates officielles ; c’est l’État ou les Communes qui en organisent les cérémonies. Mais les associations y sont parties prenantes à plus d’un titre :
• La plupart de ces dates de commémorations et de célébrations sont attachées à une association dans la commune – et souvent à plusieurs : les associations d’Anciens combattants pour les 11 novembre, 6 juin, 8 août…
• Les associations sont souvent à l’origine de l’institutionnalisation d’une cérémonie et y sont très attachées (associations de femmes et féministes pour le 8 mars…).

Les Associations sont donc appelées par les communes à participer à telle « Journée de… », en y apportant quelque chose de plus :

• D’abord une ouverture sur la société civile,
• Ensuite une activité supplémentaire : conférence, action festive, stand sur un forum, concert, exposition, repas convivial, démonstration…

Pourtant ces appels des collectivités territoriales aux actions des associations posent quelques difficultés.

• D’abord ce sont les associations proches du thème qui sont systématiquement approchées par les collectivités territoriales, provoquant un possible épuisement et une certaine routine.
• Surtout, il semble implicite que l’association visée doit faire quelque chose de particulier, de spécial, « de plus », pour la date en question. Cela impose une charge de travail – et d’imagination… – supplémentaire.
• Souvent il faut y faire face dans l’urgence.

Face à ces difficultés, il faut renverser la logique. Il faut :
• Utiliser les activités pérennes des associations pour nourrir les « Journées de… ».
• Utiliser les « Journées de… » pour nourrir la communication des associations.

Car les associations ont toutes, dans leurs activités régulières, des événements, des concerts, des expositions… Leurs dates sont décidées librement par l’association. Il n’est pas rare que ces actions soient à fonds perdus, par manque de communication, d’anticipation, de temps d’organisation…
Or, ces activités habituelles sont rarement univoques et unidimensionnelles. Elles peuvent être regardées sous plusieurs angles.
Il faut rapprocher ces activités normales associatives, des dates des « Journées de… ».

Les avantages seraient nombreux :
• Il ne s’agirait plus de faire quelque chose de particulier pour les cérémonies, mais plutôt de faire savoir ce que l’association fait. Ainsi un plus grand nombre d’associations pourraient être intéressées à une journée particulière, venant à l’appui de cette « Journée de… ».
• Les événements créés ne sortiraient pas des activités normales des associations, et n’impliqueraient donc pas une surcharge de travail, ni de coût supplémentaire.
• Ces événements normaux bénéficieraient de la communication et de l’effet d’entrainement mis en marche par les « Journée de… » auxquels ils seraient rattachés.
• Les Journées et célébrations bénéficieraient d’un plus grand nombre d’animations et d’événements.
• Une coopération inter-associative se mettrait en place d’une manière plus aisée en bénéficiant du cadre légitime de la « Journée de… »
• Des associations non spécialistes du thème pourraient plus facilement être intéressées.

Un tel renversement des logiques implique plusieurs points :
• Une liste des « Journées de… » est dressée, que Pays d’Aix Associations porte à la connaissance des associations. Elle n’est pas exhaustive et peut être complétée.
• Les événements normaux développés par les associations doivent être regardés sous plusieurs angles, pour pouvoir les rattacher potentiellement à plusieurs « Journée de… ». Ainsi l’association aura plusieurs dates possibles pour l’organiser.
• Les associations doivent se laisser à elle-même la liberté de déplacer l’événement qu’elles souhaitent organiser normalement le vers une « Journée de… » dont le thème est parallèle.
• il faut que l’association présente l’évènement qu’elle produit déjà, ou a prévu de produire, en fonction de la « Journée de… », afin de bénéficier de la communication de la « Journée de… » et de son public.

Prenons des exemples précis : une association culturelle qui s’intéresse à un pays d’Europe et qui fait régulièrement venir des artistes pour des conférences ou des expositions, pourrait faire coïncider la venue d’un artiste avec plusieurs « Journée de… » au choix, en fonction de la disponibilité de cet artiste :
• la Journée de l’Europe,
• la Journée de la Littérature ou le festival des écrivains de la Ville, s’il s’agit d’un auteur.
Si cet artiste est liée d’une manière ou d’une autre à l’enfance (il est par exemple le commentateur des contes d’Andersen dans son pays…) il pourrait être invité autour de la Journée de l’Enfance…
Si il s’agit d’une écrivaine, la Journée de la Femme pourrait aussi être une date adéquate.
Si cet artiste a des activités engagées dans la société de son pays d’origine, ce qui est souvent le cas, la « Semaine de la Démocratie Locale », ou la « Journée de la Paix » pourraient être aussi une période possible.
• des « Journées de… » plus sociales peuvent être l’occasion d’expositions dans des espaces sociaux ou donner lieux à la gratuité de l’événement pour le public, mais financé sur des fonds sociaux.

Ce qu’il faut retenir, c’est qu’il ne s’agit plus de produire des actions spéciales pour une « Journée de… », mais bien de montrer et d’utiliser l’action régulière et habituelle des associations d’un territoire. Cela grâce à ces dates et ces célébrations qui sont reconnues par la société dans son ensemble. C’est l’occasion d’organiser un événement avec plusieurs associations.

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